Tom Jobim (Antônio Carlos Brasileiro de Almeida Jobim) 1927- 1994.
L'un des fondateurs du style « bossa nova », il a composé un grand nombre de chansons qui restent à la fois comme classiques de la musique populaire brésilienne et standards du jazz.
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C'est un vrai carioca, du quartier d'Ipanema. Très jeune, il joue de la guitare et de l'harmonica. Mais c'est à partir de 1941 que la musique ne devient plus seulement un loisir pour Jobim, puisqu'il commence alors à prendre des cours de piano. À la fin de la guerre, il abandonne ses études d'architecture préférant jouer du piano dans les bars où, des mois durant, il affine et perfectionne son jeu. Quelques années plus tard, le Brésil entre dans une espèce d'âge d'or politique et de developpement culturel.
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En 1956, se déroule une rencontre absolument décisive entre Jobim et le poète, écrivain et diplomate Vinícius de Moraes. Ce dernier cherche alors à mettre en musique sa pièce Orfeu da Conceiçao, transposition dans l'univers de Rio du mythe grec d'Orphée, Luis Bonfa sera le guitariste, les decors seront conçu par l'architecte Oscar Niemeyer (disciple de Le Corbusier, concepteur de Brasilia et de l' oeuvre Place du colonel Fabien à Paris)
Jobim s'exécute et, lors de sa sortie au théâtre de municipal de Rio, le 25 septembre 1956, la pièce est un triomphe, ainsi que l'adaptation cinématographique du Français Marcel Camus, Orfeu Negro,de 1959, qui l'a rendu mondialement célèbre et qui inspira un compositeur comme Michel Legrand.
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Progressivement, nombre de jeunes musiciens s'agrègent autour du duo Jobim /de Moraes : le Bahianais, chanteur et guitariste, João Gilberto, la chanteuse Nara Leão, le guitariste Baden Powell, et bien d'autres encore comme Carlos Lyra, Roberto Menescal, Newton Mendonça, Ronaldo Boscoli : tout un mouvement qui prendra le nom de bossa nova...qui signifie "nouvelle vague"...
Ses influences sont nombreuses et, avant toute chose, l'oreille de Jobim a beaucoup traîné, écouté et assimilé. Ainsi, au Brésil, le compositeur goûte particulièrement les musiques d'Henri Salvador ainsi que les compositions d'Ary Barroso, compositeur du tube Aquarela do Brasil - plus connu sous le nom de Brazil, et associe au jazz les accords complexes du chorinho traditionnel. Nettement influencé par la musique de Chopin, il apprend également beaucoup auprès du guitariste de samba-cançao Dorival Caymmi et du pianiste Johnny Alf, qui l'initie au jazz.
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Durant sa carrière qui dura environ 40 ans, Tom Jobim composa des centaines de chansons et enregistra plus de 50 disques. Citons "Chega de Saudade" (1958), qui marqua le début de la bossa nova, ainsi que Desafinado (1959) et Garota de Ipanema (1963) qui connurent un succès planétaire.
C'est à la terrase du bar Veloso situé rua Montenegro que frequentait Tom Jobim que Vinicius de Moraes vit la jeune fille qui lui inspira "Garota de Ipanema". L'etablissement changea de nom pour devenir "Garota de Ipanema" et la rue Montenegro fut rebaptisée Vinicius de Moraes.
Personnellement, je n'apprécie pas la version de Stan Getz et Astrud Gilberto... la version originale est tellement plus belle !
En 1962, Stan getz (sax tenor) et Charlie Byrd (guitare) lance un disque instrumental qui rendra célèbre la bossa nova au USA, s'en suivra un concert exceptionnel au Carnegie Hall à New York où les artistes bresiliens se rendront achevant de positionner la Bossa Nova "Bem brasileira" !)
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Le style bossa nova a aujourd'hui accédé à la postérité, même si le mouvement s'était atténué quelque peu à partir de 1968 devant la musique américaine envahissante. Jobim, qui n'accepta d'ailleurs jamais cet impérialisme musical.